Le Pavillon des antilopes date de 1910 et il est entouré d’un grand parc. Il se distingue par une atmosphère toute particulière. Observez, à l’entrée, le tableau sans cesse tenu à jour des naissances de l’année. Sur le linteau figure un pictogramme d’aspect nostalgique priant les visiteurs de ne pas fumer dans le bâtiment.
Dans le Pavillon des antilopes vivent des groupes de girafes, d’okapis et de petits koudous. Girafes et okapis sont parents, mais néanmoins fort différents. Les girafes vivent en petits groupes dans les savanes africaines. Les okapis sont des animaux timides et solitaires peuplant les forêts tropicales du Congo; on les surnomme girafes des bois. Leur robe diffère de celle de la girafe et leur cou est plus court. Malgré sa longueur, le cou de la girafe ne comporte que le nombre habituel de sept vertèbres cervicales comme les autres mammifères. Il est entre autres frappant que cet animal de la plus «haute» taille accouche debout et qu’il laisse pour ainsi dire tomber son rejeton. Mais ce n’est pas si tragique, car le nouveau-né reste suspendu au bassin et la culbute n’est guère que de 40 centimètres environ. Les girafes ont également un comportement différent envers leurs petits que les okapis. A peine née et tenant sur ses pattes, la petite girafe suit sa mère pas à pas. Par contre, les petits de l’okapi se cachent immédiatement dans un épais fourré où ils restent couchés. Ils ne rejoignent leur mère que lorsque celle-ci les appelle discrètement pour les allaiter. Les allaitements peuvent être espacés de trois à quatre heures. Ce n’est qu’après deux ou trois mois que le jeune animal reste de plus en plus longtemps auprès de sa mère pour, finalement, l’accompagner en permanence.
Les petits koudous sont des êtres particulièrement graciles et sensibles. Ils vivent dans la brousse de l’Afrique orientale. Avec un peu de patience, vous les apercevrez, discrets, derrière la palissade de bambous de l’étable ou à couvert dans le parc. A l’instar des okapis, les jeunes sont appelés par intermittence pour l’allaitement. L’élevage des jeunes koudous est délicat et ne réussit que depuis que certaines améliorations des soins vétérinaires et des mesures d’élevage ont été adoptés. Les possibilités de camouflage et d’isolement font partie de ces mesures.







